par Jessica

 

 

 

Stéphane et Joëlle allaient faire un pique-nique dans la forêt quand soudain Stéphane s’écria :
- Viens voir ça Joëlle : j’ai trouvé quelque chose à te montrer !
- Mais, on dirait une sacoche. Ouvrons-la, il y a un livre à l’intérieur.
- Une date est gravée dessus: 1789 ! Il y a une carte dedans.
- Regardons-la.
- Cette carte mène peut-être à un trésor.
- Essayons de suivre les indications.


Sur la carte, une rivière, une pierre, une forêt et un château étaient dessinés. Stéphane tout content décida de suivre le chemin tracé. Joëlle le rejoignit. Ils partirent à pied et suivirent la rivière pendant une demi-heure. Soudain, un nuage de moustiques apparut. Joëlle eut peur. Il y eut encore une araignée qui tomba devant elle. Stéphane dit :
- Pourquoi as-tu la frousse des petits insectes ?
- Eh bien, je ne sais pas, ce n’est pas ma faute si j’ai la frousse des petits insectes.
- Alors la faute de qui ?
- La tienne. Si tu arrêtais de me faire peur, j’aurais peut-être moins la frousse.
- Ah oui ! C’est de ma faute et pourquoi ce serait toujours de ma faute et pas de la tienne pour une fois ?
- Bon, si tu veux bien continuons à marcher. Rappelle-toi : nous nous étions mis d’accord pour suivre les indications de cette carte afin de savoir où elle nous mènerait. Tu te rappelles ?
- Mais bien sûr, je ne suis pas bête. Ils continuèrent le chemin pendant que Joëlle se plaignait de ses crampes aux jambes. Stéphane proposa de s’arrêter quelques minutes pour jouer ensemble. Puis, ils décidèrent de reprendre la route pour trouver le trésor. Après une heure de marche, ils virent la rivière désignée sur la carte. Joëlle s’arrêta pour manger vu que l’heure de midi approchait. Après, tous deux reprirent le chemin. Ils arrivèrent près du rocher dessiné sur la carte. Joëlle proposa :Allons sur ce rocher, on verra mieux les environs. Ils montèrent mais malchanceux, Stéphane déchira sa veste avec une branche d’arbre. Ils virent au loin un château entouré d’une propriété. C’était certainement le château dessiné sur la carte. Les deux enfants descendirent du rocher et partirent sur la route.


Tout à coup, ils entendirent des bruits de pas, ils virent un homme qui se fit passer pour le gardien de la propriété. Il ne laissa pas entrer Joëlle. Pendant que cette dernière discutait, Stéphane trouva un chemin pour passer sans que l’homme ne le voie. Un moment après, il prit son canif qu’il avait dans sa veste. Au même instant, Joëlle lança un bout de tissu qu’elle avait dans sa poche à la tête de l’homme. Puis, elle le poussa. L’homme perdit l’équilibre et tomba. Il était évanoui suite au choc de sa chute. Stéphane en profita pour saisir sa corde et l’attacher à l’arbre.
- Qu’est-ce que tu penses de cet homme ? Qu’est-ce qu’il fait là ? interrogea Stéphane.
- Je ne sais pas, il garde peut-être quelque chose de précieux, qu’en penses-tu, toi ? demanda Joëlle.
- Oui, peut-être… mais maintenant, poursuivons le chemin et avançons dans la propriété.

En marchant, les deux gamins discutèrent du château. Ils pensaient qu’il était sombre avec plein de poussière et d’araignées sur les murs et le sol. Ils imaginaient qu’il y avait des blattes par terre et que les sols étaient rugueux et noircis par la poussière.

Enfin les deux gamins arrivèrent vers le château qui était enfoui sous du lierre. Quand ils entrèrent, ils sentirent une odeur de moisissure et de pourriture. Ils ne voyaient rien. C’était désagréable parce que ça devenait vraiment lugubre. Ils avançaient en tâtonnant et descendirent un escalier qui glissait et qui était humide. Au fond des escaliers, les deux gamins trouvèrent une porte avec une chaîne. Ils la tirèrent et la porte s’ouvrit subitement. Stéphane pénétra dans la salle. Il continua le chemin et Joëlle le suivait.
Il toucha une chose molle et déclara :
- Je pense que c’est une chose qui m’est familière. Je me demande si ce n’est pas un canapé parce que je sens bien les ressors.
Dans la salle, les deux gamins découvrirent une sorte de malle en fer. Près de cette malle se trouvait une armoire avec une clé dans la serrure. Stéphane essaya d’ouvrir l’armoire. Enfin elle s’ouvrit avec un grincement torride. De là sortirent des chauves-souris aux yeux rouges et aux cris perçants et aigus.

Sur le fond de l’ armoire apparaissait un petit trou derrière lequel brillait une petite lueur.

Alors, ils décidèrent de la déplacer et ils aperçurent un petit couloir. Ils le traversèrent et ils virent que c’était la suite de l’autre salle. Là il y avait plusieurs cadavres d’hommes et de rats.
- Quelle horreur ! Je me demande depuis combien de temps ils sont là. On dirait depuis plusieurs années. Il ne reste que des os, songea Joëlle inquiète.

Dans cette seconde salle, les murs étaient poussiéreux et noirs. Les deux gamins voyaient grâce à une petite fenêtre très haute recouverte de grillages. Joëlle demanda à Stéphane de lui faire la courte échelle. Il accepta. Cette salle donnait sur l’arrière du château d’où l’on pouvait voir un petit lac. Joëlle aperçut au loin la forêt où ils avaient passé. Stéphane entendit un bruit atroce et angoissant. Une ombre venant de la forêt apparut dans le brouillard épais. Au même moment éclata un orage suivit d’une foudre violente. Les deux enfants, en particulier Joëlle, sursautèrent.

- Etait-ce l’homme qui s’était libéré et qui venait les chercher ?

Pascal crut entendre des bruits de pas. Il sentait monter dans sa gorge un sanglot et son cœur battait comme un gong. Sa respiration était rapide comme s’il avait fait un marathon. Il commença à transpirer. Les deux gamins sentaient un norois* leur traverser le corps. Ils commençaient à grelotter. Ils se serrèrent l’un contre l’autre pour se réchauffer. Gaëlle tremblait de plus en plus. Les enfants se retenaient de crier, parce que dans la pièce où ils étaient ça résonnait beaucoup et ils ne voulaient pas être découverts. Pascal crut entendre des cris. En réalité, c’était dans sa tête. Il croyait qu’une autre personne parlait.
Il reprit ses esprits et vit au travers de la fenêtre l’homme entrer dans le château. Il était vêtu d’une armure.

- Que fait-il ? songea Pascal. Il semble être suivi par un groupe de touristes.
- Il organise peut-être des visites guidées dans les longues salles à travers la demeure.

L’homme à l’armure avait fait asseoir les touristes en leur donnant à boire. Puis, il s’était retiré pour téléphoner. Pascal avait entendu sa conversation au travers de la fenêtre. Après un instant, l’homme reprit la visite du manoir vêtu de son armure. Il montra les autres salles aux touristes.

Cet individu détenait des produits dopants et des armes à feu. Il avait parlé de cela au téléphone. Pascal pensait que c’était illégal, mais il ne savait pas vraiment si c’était vrai. Le bandit possédait aussi un équipement barda très grand et de nombreux autres équipements sophistiqués. Les deux gamins pensèrent que c’était un ancien militaire.


Ils sortirent de la pièce et descendirent un escalier. Ils se trouvaient maintenant au sous-sol. Là, ils virent une mallette. Ils l’ouvrirent. Il y avait de la poudre blanche et des seringues avec du liquide transparent à l’intérieur. Pascal ouvrit un sachet pour sentir le contenu. Cela sentait une forte odeur comme celle de la marijuana. Il s’agissait certainement d’une sorte de produit de dopage. Le reste était composé de divers produits toxiques méconnus et d’armes. Pascal n’avait jamais vu un tel équipement.
Ils parcoururent encore la pièce pour trouver d’autres choses plus intrigantes. Ils se séparèrent pour passer au peigne fin toute la pièce jusqu'à ce qu’ils découvrirent des affaires intéressantes. Mais en vain, les deux amis ne trouvèrent rien d’autres.
Pascal pensa :
Cet homme n’a pas l’air honnête, il faut qu’on parte. Comment allons-nous sortir du château sans se faire repérer? Gaëlle répliqua :
- On pourrait sortir par la porte arrière du manoir.

Pascal et Gaëlle se déplacèrent dans la demeure avec une angoisse terrible et effroyable. Les deux gamins trouvèrent heureusement rapidement la sortie du manoir.

Une fois dehors, ils cherchèrent une cabine et téléphonèrent à la police pour les informer de leur découverte. Les commissaires arrivèrent et cherchèrent le malfrat.
Ils le surprirent en flagrant délit au sous-sol avec les produits qu’il détenait.
L’homme faisait du trafic de stupéfiants et de drogue. Il organisait des visites guidées dans le château pour dissimuler son trafic. Il fut tout de suite arrêté et emmené à la gendarmerie. Le commissaire remercia les deux enfants d’avoir trouvé l’homme.
Il était recherché depuis longtemps et était bien connu des forces de police de l’état. Le chef les remercia et leur donna à chacun une médaille en guise de félicitation pour leur courage.

*Le norois est un vent du nord ouest.


Jessica