Stéphane et Joëlle allaient faire un pique-nique dans
la forêt quand soudain Stéphane s’écria
:
- Viens voir ça Joëlle : j’ai trouvé quelque
chose à te montrer !
- Mais, on dirait une sacoche. Ouvrons-la, il y a un livre à
l’intérieur.
- Une date est gravée dessus: 1789 ! Il y a une carte dedans.
- Regardons-la.
- Cette carte mène peut-être à un trésor.
- Essayons de suivre les indications.

Sur la carte, une rivière, une pierre, une forêt et
un château étaient dessinés. Stéphane
tout content décida de suivre le chemin tracé. Joëlle
le rejoignit. Ils partirent à pied et suivirent la rivière
pendant une demi-heure. Soudain, un nuage de moustiques apparut.
Joëlle eut peur. Il y eut encore une araignée qui tomba
devant elle. Stéphane dit :
- Pourquoi as-tu la frousse des petits insectes ?
- Eh bien, je ne sais pas, ce n’est pas ma faute si j’ai
la frousse des petits insectes.
- Alors la faute de qui ?
- La tienne. Si tu arrêtais de me faire peur, j’aurais
peut-être moins la frousse.
- Ah oui ! C’est de ma faute et pourquoi ce serait toujours
de ma faute et pas de la tienne pour une fois ?
- Bon, si tu veux bien continuons à marcher. Rappelle-toi
: nous nous étions mis d’accord pour suivre les indications
de cette carte afin de savoir où elle nous mènerait.
Tu te rappelles ?
- Mais bien sûr, je ne suis pas bête. Ils continuèrent
le chemin pendant que Joëlle se plaignait de ses crampes aux
jambes. Stéphane proposa de s’arrêter quelques
minutes pour jouer ensemble. Puis, ils décidèrent
de reprendre la route pour trouver le trésor. Après
une heure de marche, ils virent la rivière désignée
sur la carte. Joëlle s’arrêta pour manger vu que
l’heure de midi approchait. Après, tous deux reprirent
le chemin. Ils arrivèrent près du rocher dessiné
sur la carte. Joëlle proposa :Allons sur ce rocher, on verra
mieux les environs. Ils montèrent mais malchanceux, Stéphane
déchira sa veste avec une branche d’arbre. Ils virent
au loin un château entouré d’une propriété.
C’était certainement le château dessiné
sur la carte. Les deux enfants descendirent du rocher et partirent
sur la route.
Tout à coup, ils entendirent des bruits de pas, ils virent
un homme qui se fit passer pour le gardien de la propriété.
Il ne laissa pas entrer Joëlle. Pendant que cette dernière
discutait, Stéphane trouva un chemin pour passer sans que
l’homme ne le voie. Un moment après, il prit son canif
qu’il avait dans sa veste. Au même instant, Joëlle
lança un bout de tissu qu’elle avait dans sa poche
à la tête de l’homme. Puis, elle le poussa. L’homme
perdit l’équilibre et tomba. Il était évanoui
suite au choc de sa chute. Stéphane en profita pour saisir
sa corde et l’attacher à l’arbre.
- Qu’est-ce que tu penses de cet homme ? Qu’est-ce qu’il
fait là ? interrogea Stéphane.
- Je ne sais pas, il garde peut-être quelque chose de précieux,
qu’en penses-tu, toi ? demanda Joëlle.
- Oui, peut-être… mais maintenant, poursuivons le chemin
et avançons dans la propriété.
En marchant, les deux gamins discutèrent du château.
Ils pensaient qu’il était sombre avec plein de poussière
et d’araignées sur les murs et le sol. Ils imaginaient
qu’il y avait des blattes par terre et que les sols étaient
rugueux et noircis par la poussière.
Enfin les deux gamins arrivèrent vers le château qui
était enfoui sous du lierre. Quand ils entrèrent,
ils sentirent une odeur de moisissure et de pourriture. Ils ne voyaient
rien. C’était désagréable parce que ça
devenait vraiment lugubre. Ils avançaient en tâtonnant
et descendirent un escalier qui glissait et qui était humide.
Au fond des escaliers, les deux gamins trouvèrent une porte
avec une chaîne. Ils la tirèrent et la porte s’ouvrit
subitement. Stéphane pénétra dans la salle.
Il continua le chemin et Joëlle le suivait.
Il toucha une chose molle et déclara :
- Je pense que c’est une chose qui m’est familière.
Je me demande si ce n’est pas un canapé parce que je
sens bien les ressors.
Dans la salle, les deux gamins découvrirent une sorte de
malle en fer. Près de cette malle se trouvait une armoire
avec une clé dans la serrure. Stéphane essaya d’ouvrir
l’armoire. Enfin elle s’ouvrit avec un grincement torride.
De là sortirent des chauves-souris aux yeux rouges et aux
cris perçants et aigus.
Sur le fond de l’ armoire apparaissait un petit trou derrière
lequel brillait une petite lueur.
Alors, ils décidèrent de la déplacer et ils
aperçurent un petit couloir. Ils le traversèrent et
ils virent que c’était la suite de l’autre salle.
Là il y avait plusieurs cadavres d’hommes et de rats.
- Quelle horreur ! Je me demande depuis combien de temps ils sont
là. On dirait depuis plusieurs années. Il ne reste
que des os, songea Joëlle inquiète.
Dans cette seconde salle, les murs étaient poussiéreux
et noirs. Les deux gamins voyaient grâce à une petite
fenêtre très haute recouverte de grillages. Joëlle
demanda à Stéphane de lui faire la courte échelle.
Il accepta. Cette salle donnait sur l’arrière du château
d’où l’on pouvait voir un petit lac. Joëlle
aperçut au loin la forêt où ils avaient passé.
Stéphane entendit un bruit atroce et angoissant. Une ombre
venant de la forêt apparut dans le brouillard épais.
Au même moment éclata un orage suivit d’une foudre
violente. Les deux enfants, en particulier Joëlle, sursautèrent.
- Etait-ce l’homme qui s’était libéré
et qui venait les chercher ?
Pascal crut entendre des bruits de pas. Il sentait monter dans sa
gorge un sanglot et son cœur battait comme un gong. Sa respiration
était rapide comme s’il avait fait un marathon. Il
commença à transpirer. Les deux gamins sentaient un
norois* leur traverser le corps. Ils commençaient à
grelotter. Ils se serrèrent l’un contre l’autre
pour se réchauffer. Gaëlle tremblait de plus en plus.
Les enfants se retenaient de crier, parce que dans la pièce
où ils étaient ça résonnait beaucoup
et ils ne voulaient pas être découverts. Pascal crut
entendre des cris. En réalité, c’était
dans sa tête. Il croyait qu’une autre personne parlait.
Il reprit ses esprits et vit au travers de la fenêtre l’homme
entrer dans le château. Il était vêtu d’une
armure.
- Que fait-il ? songea Pascal. Il semble être suivi par un
groupe de touristes.
- Il organise peut-être des visites guidées dans les
longues salles à travers la demeure.
L’homme à l’armure avait fait asseoir les touristes
en leur donnant à boire. Puis, il s’était retiré
pour téléphoner. Pascal avait entendu sa conversation
au travers de la fenêtre. Après un instant, l’homme
reprit la visite du manoir vêtu de son armure. Il montra les
autres salles aux touristes.
Cet individu détenait des produits dopants et des armes
à feu. Il avait parlé de cela au téléphone.
Pascal pensait que c’était illégal, mais il
ne savait pas vraiment si c’était vrai. Le bandit possédait
aussi un équipement barda très grand et de nombreux
autres équipements sophistiqués. Les deux gamins pensèrent
que c’était un ancien militaire.
Ils sortirent de la pièce et descendirent un escalier. Ils
se trouvaient maintenant au sous-sol. Là, ils virent une
mallette. Ils l’ouvrirent. Il y avait de la poudre blanche
et des seringues avec du liquide transparent à l’intérieur.
Pascal ouvrit un sachet pour sentir le contenu. Cela sentait une
forte odeur comme celle de la marijuana. Il s’agissait certainement
d’une sorte de produit de dopage. Le reste était composé
de divers produits toxiques méconnus et d’armes. Pascal
n’avait jamais vu un tel équipement.
Ils parcoururent encore la pièce pour trouver d’autres
choses plus intrigantes. Ils se séparèrent pour passer
au peigne fin toute la pièce jusqu'à ce qu’ils
découvrirent des affaires intéressantes. Mais en vain,
les deux amis ne trouvèrent rien d’autres.
Pascal pensa :
Cet homme n’a pas l’air honnête, il faut qu’on
parte. Comment allons-nous sortir du château sans se faire
repérer? Gaëlle répliqua :
- On pourrait sortir par la porte arrière du manoir.
Pascal et Gaëlle se déplacèrent dans la demeure
avec une angoisse terrible et effroyable. Les deux gamins trouvèrent
heureusement rapidement la sortie du manoir.
Une fois dehors, ils cherchèrent une cabine et téléphonèrent
à la police pour les informer de leur découverte.
Les commissaires arrivèrent et cherchèrent le malfrat.
Ils le surprirent en flagrant délit au sous-sol avec les
produits qu’il détenait.
L’homme faisait du trafic de stupéfiants et de drogue.
Il organisait des visites guidées dans le château pour
dissimuler son trafic. Il fut tout de suite arrêté
et emmené à la gendarmerie. Le commissaire remercia
les deux enfants d’avoir trouvé l’homme.
Il était recherché depuis longtemps et était
bien connu des forces de police de l’état. Le chef
les remercia et leur donna à chacun une médaille en
guise de félicitation pour leur courage.
*Le norois est un vent du nord ouest.
Jessica