En Europe, deux ingénieurs faisaient leur travail au bord
d’une plage espagnole.
- Oh! Comme il fait chaud! râla Raoul d’une voix désespérée.
- Tais-toi et travaille! s’exclama François d’un
air grincheux en lui montrant le poing.
- C’est bon, c’est bon, marmonna Raoul, je travaille…
!.
Raoul et François, nos deux ingénieurs résolvaient
des équations compliquées pour prévoir les
prochains passages des tsunamis en Afrique. A la fin de leurs travaux,
ils constatèrent qu’il y aurait un tsunami en Somalie,
où vivait un de leurs patrons. Alors, ils l’appelèrent
pour lui annoncer la nouvelle ainsi que leur arrivée sur
place dans quelques heures. Nos deux héros préparèrent
leurs bagages et saluèrent leur famille. François
fit ses adieux à ses parents et à sa petite amie.
Raoul, lui, n’avait pas de petite amie. Il dit au revoir à
ses parents.
Quelques heures plus tard, nos deux héros se retrouvèrent
à l’aéroport pour prendre l’avion. Pendant
le voyage, ils discutèrent de leur projet. Une fois arrivés
en Afrique, dans un beau paysage d’animaux exotiques, pays
riche en savanes, ruisseaux et fleuves, ils allèrent voir
leur patron. Ils conduisirent une jeep qui avait déjà
été utilisée et rachetée par un particulier
en 1940 pendant la deuxième guerre mondiale.

Arrivés chez le patron, ils préparèrent leur
paquetage. Soudain, ils commencèrent à s’insulter.
Ils ne voulaient vraiment plus travailler ensemble. En réalité,
ils ne s’aimaient pas beaucoup parce qu’ils désiraient
tous les deux être le sous-chef ou le chouchou du patron,
c’est pour cette raison qu’ils étaient rivaux.
Ils supplièrent le patron et marchandèrent même
pour ne pas y aller. Le patron les obligea à collaborer.
Nos deux héros ne connaissaient pas le chemin qu’ils
devaient emprunter, alors le patron les accompagna en jeep jusqu'à
la mer. Une fois arrivés à la mer, le patron rentra
chez lui. Pendant ce temps, nos deux ingénieurs cherchèrent
un endroit pour mieux voir l’océan. Ils trouvèrent
un rocher dont la hauteur était environ de trois à
quatre mètres. Ils commencèrent à mettre leur
équipement de plongée. François s’exclama
en marmonnant dans son barbe :
- Tu ne crois quand même pas, que je vais mettre ce gilet
gelé ?
- Pff, espèce de petit chouchou…à sa maman chérie
! répliqua Raoul en mettant sa longue frange en arrière.
- Et toi, tu t’es vu ? intervint François en menaçant
de le frapper.
- Arrête de m’agacer et habille-toi, tout de suite !
s’énerva Raoùl en fronçant les sourcils.
François obéit et s’habilla.
Une fois prêts, nos deux héros sautèrent du
rocher pour aller explorer les fonds marins. Tout à coup
un tsunami les emporta alors que nos deux ingénieurs avaient
prévu qu’il passerait une heure plus tard. Nos deux
héros se firent aspirer. Ils avaient beau se débattre,
mais le tsunami les avait emmenés au fond de l’océan
…

Ils atterrirent dans une grotte. Raoul avait été
assommé par la chute. Son compagnon essaya de le soigner
avec la trousse de secours de Raoul qu’il portait toujours
sur lui. Il lui banda la jambe qui saignait et ne sachant que faire
le laissa là inconscient.
Aussitôt, François partit explorer la grotte en tapotant
les murs à l’aveuglette et en espérant trouver
de la lumière. Soudain, il se rappela qu’il avait une
longue corde dans son sac. François l’utilisa. Il laissa
sa corde glisser le long du chemin pour le retrouver quand il reviendrait
vers Raoul.
- Mh !! comme ça sent mauvais, on dirait une odeur de poissons
pourris,
pensa François.
Mais ce n’était pas une odeur qui allait arrêter
notre héros. François continua son chemin tout en
tapotant les murs humides et frais. Tout à coup, il entendit
un hurlement.
- Je pense que c’est celui d’un loup.
Il eut la frousse et courut à toute vitesse rejoindre son
collègue de travail grâce à sa corde qu’il
avait laissée sur son chemin.
Dans sa course, il trébucha sur quelque chose de dur.
- Aïe ! hurla François, ça fait mal, on dirait
une pierre, une grosse pierre, non de bleu !!!
Mais, tout à coup il se baissa et reconnut grâce à
ses yeux qui s’étaient habitués à l’obscurité
que c’était une bombe désamorcée. Cette
bombe datait sûrement de la deuxième guerre mondiale…
- Mon Dieu, c’est peut-être un repère d’allemand…
Il se releva blessé et paniqué. François courut
retrouver son compagnon. Arrivé devant Raoul, il le trouva
conscient, assis contre le mur.
En l’absence de François, Raoul avait de son côté
observé les lieux. Il avait aperçu une petite mare
profonde qui était au pied de l’entrée de la
grotte : c’était une sortie sans issue. Il sentait
lui aussi une odeur de poissons pourris. Des petits cailloux mélangés
à du sable lui chatouillaient les pieds comme si c’était
une plume. Il leva la tête et vit des stalactites et de grosses
colonnes au milieu du chemin.
Quand Raoul se sentit un peu mieux, ils partirent ensemble explorer
la grotte. Arrivés à un croisement, ils se perdirent
parce qu’ ils se voyaient à peine. Sans le savoir,
chacun emprunta un chemin différent. La grotte se séparait
en deux voies. Raoul posa une question à François,
mais il n’eut aucune réponse. Il réessaya en
criant, mais il n’entendit que l’écho de sa voix.
Il frissonna de peur. Il avait la gorge dans un étau et son
cœur commença à battre en quatrième vitesse
parce qu’il paniquait.
Au même moment les deux explorateurs entendirent chacun de
leur côté un bruit effrayant. Une vrille de peur leur
traversa la poitrine. Ils coururent et à la fin du croisement,
ils se percutèrent de plein fouet. Ils commencèrent
à s’engueuler :
- ESPECE D’ … cria Raoul.
- Mais oui, pauvre chou… interrompit François d’un
ton narquois.
- Hé, ta montre fait du bruit.
- Mais, je n’ai pas de montre. C’est plutôt la
tienne.
- Moi non plus je n’en ai pas. C’est quoi, alors, ce
tic tac tic tac ??? s’interrogèrent les deux en même
temps.
Ils scrutèrent les environs et virent une petite lumière
rouge. Raoul chercha son Natel pour pouvoir éclairer l’objet
d’où venait la lumière rouge. Il ne trouva pas
son portable.
Il vida son sac et là, il le trouva enfin. Il l’alluma
et les deux jeunes hommes virent qu’il s’agissait d’une
bombe.
François prit son canif et voulut couper les fils de la bombe.
Quand ils virent que la bombe n’indiquait plus que sept secondes,
ils prirent leurs jambes à leur cou et allèrent se
cacher derrière un rocher. Soudain la bombe explosa. Des
stalactites tombèrent et un débris toucha la jambe
de François. Il eut une blessure ouverte. Raoul prit sa trousse
de secours et fit un bandage à François. Quand François
eut moins mal, ils cherchèrent une sortie, mais ils étaient
coincés entre les deux éboulements de pierres. Ils
réfléchirent. Et là Raoul eut une idée
: il voulait enlever quelques pierres pour aller chercher les bonbonnes
afin de faire exploser le mur.
Ils se mirent ensemble à creuser. Puisqu’ils étaient
fatigués, ils firent quelques pauses. Au bout d’une
heure environ, ils avaient creusé un trou au travers duquel
Raoul pouvait passer. Raoul alla chercher les bonbonnes.
Et là, sa vision lui joua des tours. Au loin, il vit une
sorte de silhouette et crut que c’était une personne.
Il prit son courage à deux mains et avança. Arrivé
devant l’ombre, il vit que ce n’était qu’une
pierre.
-Quel imbécile d’avoir pensé que cette pierre
était une personne!! pensa Raoul.
Il continua son chemin. Une fois arrivé, il essaya de prendre
les deux bonbonnes. Il n’y parvint pas, alors il n’en
prit qu’une et s’en alla retrouver son compagnon. Au
mur, il passa la bonbonne dans le trou et François la prit
de l’autre côté. A son tour, Raoul passa à
travers l’ouverture. A deux, ils prirent la bonbonne et la
jetèrent contre le mur pour la faire exploser. Là,
le mur se fendit et les cailloux éclatèrent de tous
les côtés, mais ne touchèrent aucun de nos deux
héros qui s’étaient réfugiés derrière
un rocher. L’ouverture permit aux hommes d’avancer dans
la grotte.
- J’espère que nous trouverons une sortie, car nos
provisions commencent sérieusement à manquer, soupira
Raoul.
- Oui, et moi, ma jambe me fait mal.
Les deux hommes laissèrent sur place une bouteille avec un
message sur lequel l’on pouvait lire :
« Nous sommes partis en direction du nord. »
On ne sait jamais, peut-être que le patron a envoyé
des secours…
Ils marchèrent des kilomètres et transpirèrent
beaucoup. Ca sentait la poudre des armes à feu. Arrivés
devant une façade, ils virent au-dessus d’eux une lumière.
C’était celle du soleil qui passait par un petit trou.
-Enfin une issue ! hurlèrent-ils en cœur.
Les deux hommes agrandirent le trou à la main et aussi avec
des cailloux. Ils recevaient toute la terre dans les yeux. Puis,
Raoul fit la courte échelle à François. Ce
dernier jeta la corde pour l’accrocher à un arbre.
Une fois que cela fut fait, Raoul et François se hissèrent
et rejoignirent la terre ferme.

Raoul prit son Natel et comme ils étaient dehors, il y avait
du réseau. Il appela le patron.
Il lui dit de venir les chercher avec une ambulance à l’endroit
où il les avait déposés.
L’ambulance arriva. Le médecin soigna leurs blessures.
Le patron leur donna à boire et de la nourriture. Les deux
hommes racontèrent en bref qu’ils avaient été
aspirés par un tsunami et qu’il les avait emmenés
dans une grotte où ils étaient restés toute
une journée. Dans leur aventure, nos deux héros avaient
découvert : des munitions, des armes à feu et des
armes blanches. Il s’agissait certainement d’un repère
d’allemands. La police mènerait l’enquête.
François et Raoul dirent aux autorités de ne plus
laisser les personnes se rendre sur cette plage, car ils risqueraient
de se faire aspirer par des tsunamis et donc de se noyer. Le patron
les ramena à l’aéroport pour retourner chez
eux en Europe. Depuis cette aventure, nos héros sont devenus
de grands amis.
Olivier et Loïc