par Michaël


 

 


Stéphane et Joëlle faisaient un pique-nique dans la forêt, lorsque Stéphane s’écria :
-Viens voir ça, Joëlle. J’ai trouvé quelque chose.
-Mais on dirait une sacoche. Ouvrons-la… mais il y a un livre à l’intérieur.
-Une date est gravée dessus : 1789 et je vois une carte dedans.
-Regardons-là.
- Cette carte mène peut être à un trésor.
- Essayons de suivre les indications.
Sur la carte, une pierre, une forêt, une rivière et un château étaient dessinés.
Stéphane tout content décida de suivre le chemin tracé. Joëlle le rejoignit. Ils partirent à pied et suivirent la rivière pendant une demi-heure.

Soudain un nuage de moustiques apparut et piqua Joëlle et Stéphane. Les deux gamins firent demi-tour.
En marchant, sur la route, ils rencontrèrent un vieil homme qui ressemblait à un clochard. Ils lui demandèrent s’il savait où se trouvait un autre chemin pour rejoindre le château. Le vieux leur expliqua :
- Suivez le nord.
Alors les deux enfants partirent en direction du nord.


A un certain moment, le chemin s’arrêtait, on ne pouvait plus avancer ni reculer. Tout à coup un tremblement secoua le sol qui s’ouvrit : les deux gosses tombèrent dans un trou.
Ils atterrirent dans une grotte sur de l’herbe sèche et moisie. Il y faisait noir.
Les deux enfants avancèrent en se servant de leurs mains. Ils longèrent le mur pendant une heure dans l’obscurité. A chaque fois qu’ils avançaient, la grotte s’éclairait. Quand ils touchaient les murs, ceux-ci devenaient de plus en plus lisses. Ils arrivèrent dans une cave éclairée par la lumière d’une fenêtre. Une odeur de moisi flottait. La cave était remplie d’objets qui semblaient dater de 1800. Il y avait un calice en verre, une longue table de 4 mètres, des habits de roi, des toiles de peintres célèbres et une porte fermée à clé.
Alors, Joëlle sortit son couteau suisse. Elle mit son couteau dans la serrure et elle réussit à ouvrir la porte.

Ils entrèrent dans la pièce...

Là, ils virent deux portes, des rideaux en tissu rouge, une table avec une nappe sur laquelle des petits motifs étaient cousus… Stéphane aperçut, soudain, deux armures avec une plume sur la tête. A l’intérieur de celles-ci, il restait de la poussière avec des os.
Au plafond se trouvait une lampe sur laquelle des bougies étaient posées.
Stéphane et Joëlle se séparèrent. Chacun s’avança vers une porte. Une des portes était verrouillée, par contre l’autre pouvait s’ouvrir. Stéphane rejoignit Joëlle et tous les deux arrivèrent dans une grande salle. Il y avait une gigantesque table et deux lampes perchées au plafond. Sur cette table se trouvait une couronne, des assiettes, des fourchettes en or et en argent et du pain sec. Les murs étaient blancs et recouverts de tableaux. Sur un des tableaux étaient fixés deux épées. Stéphane pensa que derrière celui-ci se cachait peut-être quelque chose. Quand il retira le tableau, il trouva un coffre dans lequel était posé une croix en or. Joëlle la mit autour du cou. Elle lui porterait peut-être bonheur.
Soudain un orage violent éclata. Dehors, il commençait à faire nuit et les deux gamins devenaient de plus en plus inquiets.

Soudain, un bruit de pas survint et un chien noir qui semblait enragé apparut. Joëlle sursauta comme un ressort et cria comme une folle. Stéphane transpirait et tremblait. Le chien courut après Joëlle, car il était attiré par la bouteille de parfum qu’elle avait dans son sac. Pendant ce temps, Stéphane cherchait une idée pour faire fuir le chien. Il n’en trouva pas. Joëlle prit alors sa bouteille et la jeta vers Stéphane qui tremblait de peur. Celui-ci la rattrapa et la lança par la fenêtre. Le chien suivit l’objet et sauta également par la fenêtre.

Les deux enfants continuèrent leur chemin. Stéphane marchait devant. Soudain, un bruit d’éclair surgit dans l’obscurité. Joëlle vit une chose étrange vers le mur, elle s’arrêta et regarda : c’était une armure. Tout d’un coup elle bougea. L’homme à l’armure prit un bout de tissu et le mit sur la bouche de Joëlle pour qu’elle se taise.

Pendant ce temps, Stéphane continua à avancer dans le couloir. Il se demanda si Joëlle le suivait toujours. Il regarda derrière lui : Joëlle n’était plus là.

L’homme à l’armure avait emmené Joëlle dans la prison du château. Il l’enferma et la fit travailler. Il lui donna une machine à coudre, du tissu et des boutons. Elle regarda partout et se mit au travail. L’homme lui apporta à manger. Quand Joëlle vit le vrai visage de l’homme à l’armure, elle n’en crut pas ses yeux. Il était horrible.
L’homme quitta la prison et tamponna contre Stéphane qui était en train de chercher sa copine. Stéphane commença à trembler et il essaya de s’échapper, mais l’homme l’attrapa. Il l’emmena dans la prison où était Joëlle.

Après un moment, il apporta de la nourriture aux deux gamins qui s’empiffrèrent comme s’ils n’avaient jamais mangé.
-Mais qui est cet homme et pourquoi nous fait-il travailler ? s’interrogea Joëlle.


En l’absence de l’homme, Stéphane essaya de scier les barres avec la lime à bois qu’il avait emprunté au bricolage. Pendant ce temps, Joëlle cousait dans l’obscurité. Stéphane cassa une barre. Une seconde après, l’homme en armure arriva. Stéphane cacha la lime et se plaça devant la barre qui avait été limée. Stéphane et Joëlle tremblaient. L’homme demanda à Joëlle les serviettes qu’elle avait faites. Il sembla satisfait et lui donna encore du fil. L’homme partit en claquant la porte de la cellule.
Le barreau tomba, Stéphane le ramassa. Puis, les deux gamins sortirent en douce de leur cellule. Ils cherchèrent un passage pour quitter ce château.

Sur une brique, il y avait une lumière qui illuminait un peu la salle démoniaque. Stéphane toucha la brique et commença à enlever les autres qui étaient contre le mur. Il découvrit le dessin d’une croix. Joëlle eut l’idée de mettre la croix qu’elle avait trouvé derrière le tableau.
Le mur tourna et ils passèrent dans le passage. Ils avançaient rapidement pour que l’homme en armure ne les attrape pas. Les deux gosses longèrent le mur glissant et arrivèrent dans la cour.
-Ouf, nous sommes presque sauvés ! s’exclama Stéphane.
Ils se retrouvèrent face à un mur, ils l’escaladèrent et le franchirent.
Les deux gosses traversèrent la forêt et arrivèrent en ville. Ils rentrèrent à la maison et virent leurs parents. Ils leur sautèrent dans les bras.
Les deux enfants racontèrent toute l’histoire. Les parents et les enfants allèrent au poste de police puis, les deux héros expliquèrent tout au policier. Celui-ci avait de la peine à comprendre, alors il décida d’aller voir dans le château.
Quand il arriva, il descendit au sous-sol, vit l’homme, l’attrapa et lui mit les menottes.
Une fois au poste de police, le chef interrogea l’homme en armure. Celui-ci lui raconta qu’il faisait travailler les enfants pour gagner de l’argent… En effet, il revendait aux marchés les produits fabriqués par ceux-ci.
Le juge décida de l’arrêter pour 5 ans et Stéphane et Joëlle furent récompensés.

Michaël