Stéphane et Joëlle faisaient un pique-nique dans la
forêt, lorsque Stéphane s’écria :
-Viens voir ça, Joëlle. J’ai trouvé quelque
chose.
-Mais on dirait une sacoche. Ouvrons-la… mais il y a un livre
à l’intérieur.
-Une date est gravée dessus : 1789 et je vois une carte dedans.
-Regardons-là.
- Cette carte mène peut être à un trésor.
- Essayons de suivre les indications.
Sur la carte, une pierre, une forêt, une rivière et
un château étaient dessinés.
Stéphane tout content décida de suivre le chemin tracé.
Joëlle le rejoignit. Ils partirent à pied et suivirent
la rivière pendant une demi-heure.
Soudain un nuage de moustiques apparut et piqua Joëlle et
Stéphane. Les deux gamins firent demi-tour.
En marchant, sur la route, ils rencontrèrent un vieil homme
qui ressemblait à un clochard. Ils lui demandèrent
s’il savait où se trouvait un autre chemin pour rejoindre
le château. Le vieux leur expliqua :
- Suivez le nord.
Alors les deux enfants partirent en direction du nord.
A un certain moment, le chemin s’arrêtait, on ne pouvait
plus avancer ni reculer. Tout à coup un tremblement secoua
le sol qui s’ouvrit : les deux gosses tombèrent dans
un trou.
Ils atterrirent dans une grotte sur de l’herbe sèche
et moisie. Il y faisait noir.
Les deux enfants avancèrent en se servant de leurs mains.
Ils longèrent le mur pendant une heure dans l’obscurité.
A chaque fois qu’ils avançaient, la grotte s’éclairait.
Quand ils touchaient les murs, ceux-ci devenaient de plus en plus
lisses. Ils arrivèrent dans une cave éclairée
par la lumière d’une fenêtre. Une odeur de moisi
flottait. La cave était remplie d’objets qui semblaient
dater de 1800. Il y avait un calice en verre, une longue table de
4 mètres, des habits de roi, des toiles de peintres célèbres
et une porte fermée à clé.
Alors, Joëlle sortit son couteau suisse. Elle mit son couteau
dans la serrure et elle réussit à ouvrir la porte.
Ils entrèrent dans la pièce...
Là, ils virent deux portes, des rideaux en tissu rouge,
une table avec une nappe sur laquelle des petits motifs étaient
cousus… Stéphane aperçut, soudain, deux armures
avec une plume sur la tête. A l’intérieur de
celles-ci, il restait de la poussière avec des os.
Au plafond se trouvait une lampe sur laquelle des bougies étaient
posées.
Stéphane et Joëlle se séparèrent. Chacun
s’avança vers une porte. Une des portes était
verrouillée, par contre l’autre pouvait s’ouvrir.
Stéphane rejoignit Joëlle et tous les deux arrivèrent
dans une grande salle. Il y avait une gigantesque table et deux
lampes perchées au plafond. Sur cette table se trouvait une
couronne, des assiettes, des fourchettes en or et en argent et du
pain sec. Les murs étaient blancs et recouverts de tableaux.
Sur un des tableaux étaient fixés deux épées.
Stéphane pensa que derrière celui-ci se cachait peut-être
quelque chose. Quand il retira le tableau, il trouva un coffre dans
lequel était posé une croix en or. Joëlle la
mit autour du cou. Elle lui porterait peut-être bonheur.
Soudain un orage violent éclata. Dehors, il commençait
à faire nuit et les deux gamins devenaient de plus en plus
inquiets.
Soudain, un bruit de pas survint et un chien noir qui semblait
enragé apparut. Joëlle sursauta comme un ressort et
cria comme une folle. Stéphane transpirait et tremblait.
Le chien courut après Joëlle, car il était attiré
par la bouteille de parfum qu’elle avait dans son sac. Pendant
ce temps, Stéphane cherchait une idée pour faire fuir
le chien. Il n’en trouva pas. Joëlle prit alors sa bouteille
et la jeta vers Stéphane qui tremblait de peur. Celui-ci
la rattrapa et la lança par la fenêtre. Le chien suivit
l’objet et sauta également par la fenêtre.
Les deux enfants continuèrent leur chemin. Stéphane
marchait devant. Soudain, un bruit d’éclair surgit
dans l’obscurité. Joëlle vit une chose étrange
vers le mur, elle s’arrêta et regarda : c’était
une armure. Tout d’un coup elle bougea. L’homme à
l’armure prit un bout de tissu et le mit sur la bouche de
Joëlle pour qu’elle se taise.
Pendant ce temps, Stéphane continua à avancer dans
le couloir. Il se demanda si Joëlle le suivait toujours. Il
regarda derrière lui : Joëlle n’était plus
là.
L’homme à l’armure avait emmené Joëlle
dans la prison du château. Il l’enferma et la fit travailler.
Il lui donna une machine à coudre, du tissu et des boutons.
Elle regarda partout et se mit au travail. L’homme lui apporta
à manger. Quand Joëlle vit le vrai visage de l’homme
à l’armure, elle n’en crut pas ses yeux. Il était
horrible.
L’homme quitta la prison et tamponna contre Stéphane
qui était en train de chercher sa copine. Stéphane
commença à trembler et il essaya de s’échapper,
mais l’homme l’attrapa. Il l’emmena dans la prison
où était Joëlle.
Après un moment, il apporta de la nourriture aux deux gamins
qui s’empiffrèrent comme s’ils n’avaient
jamais mangé.
-Mais qui est cet homme et pourquoi nous fait-il travailler ? s’interrogea
Joëlle.
En l’absence de l’homme, Stéphane essaya de scier
les barres avec la lime à bois qu’il avait emprunté
au bricolage. Pendant ce temps, Joëlle cousait dans l’obscurité.
Stéphane cassa une barre. Une seconde après, l’homme
en armure arriva. Stéphane cacha la lime et se plaça
devant la barre qui avait été limée. Stéphane
et Joëlle tremblaient. L’homme demanda à Joëlle
les serviettes qu’elle avait faites. Il sembla satisfait et
lui donna encore du fil. L’homme partit en claquant la porte
de la cellule.
Le barreau tomba, Stéphane le ramassa. Puis, les deux gamins
sortirent en douce de leur cellule. Ils cherchèrent un passage
pour quitter ce château.
Sur une brique, il y avait une lumière qui illuminait un
peu la salle démoniaque. Stéphane toucha la brique
et commença à enlever les autres qui étaient
contre le mur. Il découvrit le dessin d’une croix.
Joëlle eut l’idée de mettre la croix qu’elle
avait trouvé derrière le tableau.
Le mur tourna et ils passèrent dans le passage. Ils avançaient
rapidement pour que l’homme en armure ne les attrape pas.
Les deux gosses longèrent le mur glissant et arrivèrent
dans la cour.
-Ouf, nous sommes presque sauvés ! s’exclama Stéphane.
Ils se retrouvèrent face à un mur, ils l’escaladèrent
et le franchirent.
Les deux gosses traversèrent la forêt et arrivèrent
en ville. Ils rentrèrent à la maison et virent leurs
parents. Ils leur sautèrent dans les bras.
Les deux enfants racontèrent toute l’histoire. Les
parents et les enfants allèrent au poste de police puis,
les deux héros expliquèrent tout au policier. Celui-ci
avait de la peine à comprendre, alors il décida d’aller
voir dans le château.
Quand il arriva, il descendit au sous-sol, vit l’homme, l’attrapa
et lui mit les menottes.
Une fois au poste de police, le chef interrogea l’homme en
armure. Celui-ci lui raconta qu’il faisait travailler les
enfants pour gagner de l’argent… En effet, il revendait
aux marchés les produits fabriqués par ceux-ci.
Le juge décida de l’arrêter pour 5 ans et Stéphane
et Joëlle furent récompensés.
Michaël