par Tamara


 

 

Céline murmura:
- Oh, je suis épuisée, mon sac est si lourd et l’école est encore loin.
- Hé regarde ce monsieur bizarre, s’étonna Aline.
-Comme il est moche ce bûcheron !
Il avait des pantalons bleus troués et portait une chemisette et une veste brune. Cet homme avait un cache sur l’œil gauche, il semblait ne jamais se laver. Il avait une voix grave et était assez fort.
- Je n’oserais pas le toucher, s’exclama Céline.
Céline avait 11 ans et avait une sœur. Elle était gentille et avait une belle voix. A l’école, elle avait une passion pour le bricolage. Le mercredi après midi, elle pratiquait le badminton. Elle aimait faire peur aux autres. Céline avait des cheveux bruns avec des mèches blondes.
- Moi non plus, susurra Aline, je n’oserais pas le toucher.

Les amies arrivèrent dans la cour.
- Venez, on va jouer « au loup », proposa Aline.
- Oh quelle bonne idée ! reconnut Céline.
Elles coururent et Aline tamponna contre un monsieur. Elle se retourna et reconnut le gros et sale bûcheron.
Aline courut chez Céline et lui annonça :
- J’ ai de nouveau vu le gros bûcheron.
- Où ça ? questionna Céline.
- Là-bas, tu ne vois pas ?
- Mais non, il n’est pas là-bas !
« Dring, dring, dring !”
- Vite, vite, vite! La cloche sonne, s’exclama Céline. Le bûcheron avait disparu.

Ils rentrèrent tous en classe
- Je vais juste à la salle des maîtres pour photocopier une feuille de conjugaison, expliqua Mme Ferro.
Elle tira la porte qui se mit à grincer. Au fur et à mesure qu’elle l’ouvrait un oiseau en sang, suspendu à un hameçon, apparut. Il était orange et noirs avec des yeux tout ronds. Les enfants se mirent à crier. La maîtresse semblait choquée et triste.
- Les enfants, attendez je reviens dans deux minutes, annonça-t-elle d’un ton calme. Elle partit et emmena l’oiseau avec elle…
Les filles se demandèrent où la maîtresse allait apporter l’oiseau. Soudain, la cloche sonna.
Elles sortirent de l’école et parlèrent ensemble de l’événement lorsque tout à coup elles virent le bûcheron. Céline s’exclama :
- Dépêche-toi, vite, partons!
Elles coururent, car elles avaient peur de cet homme. Elles arrivèrent à la maison et dînèrent. A 13 h 45, Céline et Aline retournèrent à l’école.


Elles rentrèrent en classe et firent la dictée. La maîtresse la corrigea, puis elle dit aux enfants:
- Sortez en récré, je vais au grenier, je dois vérifier quelque chose.
Aline et Céline supposèrent que la maîtresse allait voir l’oiseau.
Elle ouvrit la porte de la classe et vit :un autre oiseau suspendu. Cette fois, il était bleu. La maîtresse hurla…


La cloche sonna la fin. Il était 16 h 15. Les deux filles décidèrent alors d’aller visiter le grenier.Elles montèrent pour voir si l’oiseau était là-haut. Elles ouvrirent la porte qui se mit à grincer. Elles rentrèrent dans un lieu sombre éclairé par la lumière du jour qui venait d’une petite lucarne. Les deux filles sentirent une odeur d’égout. Elles se bouchèrent le nez avec une pince à linge qu’elles trouvèrent dans un petit coin sombre, très sombre.Elles croyaient être dans une cave .Dans ce grenier, il y avait deux petites armoires pleines de poussière.

Aline et Céline regardèrent dans tous les coins. Elles ne trouvèrent pas l’oiseau. Alors, elles décidèrent de rentrer chez elles, car il se faisait tard.

Le lendemain, Aline et Céline se donnèrent rendez – vous près d’un magasin et retournèrent à l’école. Sur le chemin, elles virent à nouveau le bûcheron qui traversait toujours la cour pour aller au travail. Les filles pensèrent que c’était peut-être lui qui avait plaçait l’oiseau devant la porte de la classe.
Une fois arrivées à l’école, elles montèrent au grenier pour chercher des indices. Dès qu’elles arrivèrent au grenier, elles ouvrirent la porte qui se mit à grincer. Elles virent l’oiseau posé au sol grâce à la lumière qui passait au travers de la lucarne.

-Regarde, Céline, l’oiseau est là !
- C’est bizarre, car la dernière fois, il n’y était pas.

Elles prirent calmement l’oiseau avec un linge et sortirent du grenier. En sortant, elles virent un monsieur en train de tuer un oiseau qui n’arrêtait pas de piailler. Cet oiseau était tout blanc. A coté de lui, il y avait un petit hameçon pour pêcher les poissons. Elles l’observèrent sans se faire remarquer.
Le monsieur se retourna, les vit et s’enfuit en courant. Les filles essayèrent de le rattraper, mais il avait déjà disparu.
L’après-midi, pendant la récré, les deux filles décidèrent de se cacher dans les toilettes qui se trouvaient en face de la classe afin de voir qui faisait ce mauvais coup. Elles attendirent un moment cachées derrière la porte. Elles voulaient sortir lorsqu’elles aperçurent un monsieur qui tuait un oiseau en le noyant dans les toilettes.
Il y avait dans les toilettes une petite porte qui donnait directement dans la salle des maîtres.
Les filles ouvrirent discrètement la porte, entrèrent dans la pièce et racontèrent à la maîtresse ce qu’elles avaient vu.
-Venez Madame, il y a un monsieur qui est en train de tuer un oiseau !
La maîtresse ouvrit la porte et guigna. Elle décida d’appeler le directeur.

Il arriva aussitôt et questionna l’homme :
- Que faites-vous là ?
- Rien, pourquoi ?
Mais, vous sentez l’alcool, vous êtes ivre.
- Oui, je sais ?
Le directeur, la maîtresse, Céline et Aline restèrent bouche-bée.
La maîtresse dit :
- Il boit de l’alcool et en plus, il tue des oiseaux : il est malhonnête.
Les deux filles dirent en coeur:
- Je suis d’accord avec vous maîtresse.
Le directeur ramena l’homme saoul à la maison et avertit sa famille.

Le lendemain en classe, les filles se demandèrent qui était le bûcheron et pourquoi elles l’avaient soupçonné.

A la sortie de l’école, elles virent le bûcheron passer dans la cour. Elles coururent pour le rattraper et lui demandèrent ce qu’il faisait et pourquoi il traversait la cour chaque jour. Le monsieur répondit :
- Je passe toujours ici pour aller au travail.
Les filles s’excusèrent d’avoir cru que c’était lui le coupable.
A l’école, tout rentra dans l’ordre, car le monsieur avait cessé ses actes.

Tamara