Céline murmura:
- Oh, je suis épuisée, mon sac est si lourd et l’école
est encore loin.
- Hé regarde ce monsieur bizarre, s’étonna Aline.
-Comme il est moche ce bûcheron !
Il avait des pantalons bleus troués et portait une chemisette
et une veste brune. Cet homme avait un cache sur l’œil
gauche, il semblait ne jamais se laver. Il avait une voix grave
et était assez fort.
- Je n’oserais pas le toucher, s’exclama Céline.
Céline avait 11 ans et avait une sœur. Elle était
gentille et avait une belle voix. A l’école, elle avait
une passion pour le bricolage. Le mercredi après midi, elle
pratiquait le badminton. Elle aimait faire peur aux autres. Céline
avait des cheveux bruns avec des mèches blondes.
- Moi non plus, susurra Aline, je n’oserais pas le toucher.
Les amies arrivèrent dans la cour.
- Venez, on va jouer « au loup », proposa Aline.
- Oh quelle bonne idée ! reconnut Céline.
Elles coururent et Aline tamponna contre un monsieur. Elle se retourna
et reconnut le gros et sale bûcheron.
Aline courut chez Céline et lui annonça :
- J’ ai de nouveau vu le gros bûcheron.
- Où ça ? questionna Céline.
- Là-bas, tu ne vois pas ?
- Mais non, il n’est pas là-bas !
« Dring, dring, dring !”
- Vite, vite, vite! La cloche sonne, s’exclama Céline.
Le bûcheron avait disparu.
Ils rentrèrent tous en classe
- Je vais juste à la salle des maîtres pour photocopier
une feuille de conjugaison, expliqua Mme Ferro.
Elle tira la porte qui se mit à grincer. Au fur et à
mesure qu’elle l’ouvrait un oiseau en sang, suspendu
à un hameçon, apparut. Il était orange et noirs
avec des yeux tout ronds. Les enfants se mirent à crier.
La maîtresse semblait choquée et triste.
- Les enfants, attendez je reviens dans deux minutes, annonça-t-elle
d’un ton calme. Elle partit et emmena l’oiseau avec
elle…
Les filles se demandèrent où la maîtresse allait
apporter l’oiseau. Soudain, la cloche sonna.
Elles sortirent de l’école et parlèrent ensemble
de l’événement lorsque tout à coup elles
virent le bûcheron. Céline s’exclama :
- Dépêche-toi, vite, partons!
Elles coururent, car elles avaient peur de cet homme. Elles arrivèrent
à la maison et dînèrent. A 13 h 45, Céline
et Aline retournèrent à l’école.
Elles rentrèrent en classe et firent la dictée. La
maîtresse la corrigea, puis elle dit aux enfants:
- Sortez en récré, je vais au grenier, je dois vérifier
quelque chose.
Aline et Céline supposèrent que la maîtresse
allait voir l’oiseau.
Elle ouvrit la porte de la classe et vit :un autre oiseau suspendu.
Cette fois, il était bleu. La maîtresse hurla…
La cloche sonna la fin. Il était 16 h 15. Les deux filles
décidèrent alors d’aller visiter le grenier.Elles
montèrent pour voir si l’oiseau était là-haut.
Elles ouvrirent la porte qui se mit à grincer. Elles rentrèrent
dans un lieu sombre éclairé par la lumière
du jour qui venait d’une petite lucarne. Les deux filles sentirent
une odeur d’égout. Elles se bouchèrent le nez
avec une pince à linge qu’elles trouvèrent dans
un petit coin sombre, très sombre.Elles croyaient être
dans une cave .Dans ce grenier, il y avait deux petites armoires
pleines de poussière.
Aline et Céline regardèrent dans tous les coins. Elles
ne trouvèrent pas l’oiseau. Alors, elles décidèrent
de rentrer chez elles, car il se faisait tard.
Le lendemain, Aline et Céline se donnèrent rendez
– vous près d’un magasin et retournèrent
à l’école. Sur le chemin, elles virent à
nouveau le bûcheron qui traversait toujours la cour pour aller
au travail. Les filles pensèrent que c’était
peut-être lui qui avait plaçait l’oiseau devant
la porte de la classe.
Une fois arrivées à l’école, elles montèrent
au grenier pour chercher des indices. Dès qu’elles
arrivèrent au grenier, elles ouvrirent la porte qui se mit
à grincer. Elles virent l’oiseau posé au sol
grâce à la lumière qui passait au travers de
la lucarne.
-Regarde, Céline, l’oiseau est là !
- C’est bizarre, car la dernière fois, il n’y
était pas.
Elles prirent calmement l’oiseau avec un linge et sortirent
du grenier. En sortant, elles virent un monsieur en train de tuer
un oiseau qui n’arrêtait pas de piailler. Cet oiseau
était tout blanc. A coté de lui, il y avait un petit
hameçon pour pêcher les poissons. Elles l’observèrent
sans se faire remarquer.
Le monsieur se retourna, les vit et s’enfuit en courant. Les
filles essayèrent de le rattraper, mais il avait déjà
disparu.
L’après-midi, pendant la récré, les deux
filles décidèrent de se cacher dans les toilettes
qui se trouvaient en face de la classe afin de voir qui faisait
ce mauvais coup. Elles attendirent un moment cachées derrière
la porte. Elles voulaient sortir lorsqu’elles aperçurent
un monsieur qui tuait un oiseau en le noyant dans les toilettes.
Il y avait dans les toilettes une petite porte qui donnait directement
dans la salle des maîtres.
Les filles ouvrirent discrètement la porte, entrèrent
dans la pièce et racontèrent à la maîtresse
ce qu’elles avaient vu.
-Venez Madame, il y a un monsieur qui est en train de tuer un oiseau
!
La maîtresse ouvrit la porte et guigna. Elle décida
d’appeler le directeur.
Il arriva aussitôt et questionna l’homme :
- Que faites-vous là ?
- Rien, pourquoi ?
Mais, vous sentez l’alcool, vous êtes ivre.
- Oui, je sais ?
Le directeur, la maîtresse, Céline et Aline restèrent
bouche-bée.
La maîtresse dit :
- Il boit de l’alcool et en plus, il tue des oiseaux : il
est malhonnête.
Les deux filles dirent en coeur:
- Je suis d’accord avec vous maîtresse.
Le directeur ramena l’homme saoul à la maison et avertit
sa famille.
Le lendemain en classe, les filles se demandèrent qui était
le bûcheron et pourquoi elles l’avaient soupçonné.
A la sortie de l’école, elles virent le bûcheron
passer dans la cour. Elles coururent pour le rattraper et lui demandèrent
ce qu’il faisait et pourquoi il traversait la cour chaque
jour. Le monsieur répondit :
- Je passe toujours ici pour aller au travail.
Les filles s’excusèrent d’avoir cru que c’était
lui le coupable.
A l’école, tout rentra dans l’ordre, car le monsieur
avait cessé ses actes.
Tamara