- Eh Jérémy, viens voir ce que j’ai trouvé
!
-D’accord, cria-t-il.
-Regarde, c’est un papier roulé, murmura Fabien.
-Ouvre-le ! s’exclama Jérémy tout excité.
-Mais non, ça pourrait être dangereux en pleine nuit,
chuchota Fabien avec sa coupe Punk et ses jeans troués.
-Ouvre-le, tu verras que ce n’est pas dangereux, insista Jérémy
en arrangeant son brassard Quiksilver et en enlevant le foulard
qu’il portait sur sa tête.
Il ouvrit le papier roulé et le lut à haute voix :
<<Ils seront, bientôt, en liberté.>>
-Alors, t’ as vu, il ne s’est rien passé, remarqua
Jérèm d’un ton victorieux.
Ils continuèrent à marcher sur le trottoir.
-Jérèm, tu ne trouves pas que c’est bizarre
ce message, balbutia Fong d’une voix apeurée.
- Oui , je trouve aussi que c’est bizarre, rétorqua
Jérémy avec plus de courage.
Il était près de 22 heures 30, en ville, le temps
était maussade.
Les deux aventuriers entendirent un bruit venant de derrière
une maison. Ils traversèrent la route. Ils virent un homme
à l’aspect cadavérique qui courait dans la direction
opposée et aperçurent un petit objet tombé
de sa poche.
Ils le suivirent, ramassèrent le papier et le lurent. Ils
remarquèrent que le texte était le même que
sur le premier papier.
Les deux aventuriers virent disparaître l’homme derrière
un buisson. Ils se rapprochèrent du buisson et tentèrent
de le traverser. Ils en ressortirent plein de grosses échardes
sur les bras et la figure et s’en débarrassèrent
grâce au couteau suisse que Jérémy portait toujours
sur lui. Arrivés de l’autre côté du buisson,
ils aperçurent une trappe avec une poignée toute rouillée.
Fabien eut de la peine à la soulever, mais il réussit
quand même à l’ouvrir.
La trappe grinça.
Fabien pénétra facilement, mais Jérèm
eut du mal à y rentrer à cause de sa grande taille.
Fabien s’y aventura malgré l’étroitement
des deux murs qui entouraient les marches. Fabien descendit en tâtonnant
les parois.
-Jérémy le suivit. J’ai la chair de poule !
s’exclama-t-il.
Arrivés en–bas des escaliers, les deux héros
cherchèrent un interrupteur, mais ne trouvèrent qu’une
bougie. Fabien l’alluma grâce à son briquet.
Tout s’éclaira. Ils ne virent dans la pièce
qu’une table bancale, ainsi que des chaises. Les aventuriers
s’ approchèrent et trouvèrent sur la table la
même lettre que les deux autres :
<<Ils seront, bientôt, en liberté.>>
Une odeur nauséabonde et angoissante régnait dans
la pièce. Les murs étaient remplis de lézardes.
Ils entendirent une clef à molette tomber au sol et raisonner.
Maladroitement, Jérémy glissa.
En se relevant, il sentit sa main, et remarqua qu’il l’avait
trempée dans de l’essence.
-Ca sent vraiment mauvais ! affirma Fabien.
-Merci, je l’avais remarqué, répondit Jérémy.
Ils virent une porte et s’en approchèrent prudemment.
Courageusement, Fabien ouvrit la porte. Dans la pièce régnait
une obscurité totale. Fong sortit son briquet et l’alluma
; puis il chercha une autre bougie. Jérémy en trouva
une collée au sol par la cire. Fabien vint l’allumer
et essaya de la décoller, mais n’y parvint pas. Grâce
à la lumière de la bougie, les deux aventuriers avancèrent
sur le plancher qui gémissait sous leur lourd poids.
Soudain, un bruit effrayant fit dresser les poils de leurs avant-bras.
Ce bruit venait d’un marteau que Jérémy avait
fait tomber.
Ils aperçurent un sommier moisi. Fabien tressaillit en voyant
quatre rats de couleur laiteuse s’en échapper. Ils
continuèrent dans la pièce suivante. Cette pièce
était lugubre et pleine de machines d’usine servant
à construire quelque chose. Mais quoi ?
Ils aperçurent également un sarcophage en construction.
Ils se doutèrent de quelque chose.
-Si ça avait un rapport avec tous ces messages bizarres,
se demanda Jérémy.
Plein de momies étaient dessinées sur le sarcophage
et sur les machines.
-Pourquoi ces dessins représentent tous des momies ?
Ils pensèrent que s’ils avançaient plus dans
l’usine, ils trouveraient des indices. Ils fouillèrent
la pièce…
Soudain, Fabien trouva une feuille de papier. Il la déplia
et la lut à voix haute :
« Cher patron,
Demain, les zombies seront lâchés dans la ville. Les
habitants seront terrorisés. Le dernier sarcophage est en
construction et sera terminé demain soir. Notre stratagème
est inspiré du site : WWW.zombies.ch. Vous connaissez le
mot de passe. »
- Ils construisent de faux zombies dans cette usine, rétorqua
Fong.
-Trouvons un ordinateur pour y faire des recherches.
-Attends, je crois que nous devrions descendre plus bas.
Un long escalier en colimaçon menait à la cave. Ils
le descendirent prudemment en tâtonnant contre les murs. Ils
arrivèrent en bas et aperçurent une porte. Ils y collèrent
l’oreille pour savoir s’il y avait quelqu’un de
l’autre côté. Ils entendirent une personne jurer
:
- Mince, je ne me souviens plus du mot de passe.
Après quelques secondes, les deux héros entendirent
le claquement d’une porte. Ils décidèrent alors
de franchir la porte, car ils pensaient que l’homme avait
quitté la pièce. La salle était hostile et
ne possédait qu’une armoire, un autre ordinateur ainsi
qu’un bureau. L’ordinateur était déjà
connecté sur le site des zombies. Les enfants ne connaissaient
pas le mot de passe, mais Fabien eut la sublime idée de regarder
dans un des tiroirs. Le tiroir ne contenait qu’un seul billet
sur lequel était écrit : <<MKL7>>.
Ils essayèrent le mot de passe et heureusement, c’était
le bon.
-Ouf !Je suis soulagé de l’avoir trouvé, susurra
Fong.
Ils visitèrent le site et soudain, ils trouvèrent
le stratagème dont parlait le message.
Au moment où ils avaient terminé d ’observer
le plan, ils entendirent grincer la porte de l’armoire. Un
ouvrier de l’usine y était caché. Avec une peur
bleue, ils remontèrent les escaliers quatre à quatre.
Soudain Fabien trébucha, car il tremblait de tout ses membres.
Jérémy l’aida rapidement à se relever.
Ils dégoulinaient de sueur à cause de la chaleur qui
régnait dans l’usine.
Arrivés à l’entrée, leur cœur battait
à tout rompre. Les deux garçons tentèrent d’ouvrir
la porte qui menait à la sortie, mais elle était verrouillée.
Ils se retournèrent et virent que l’ouvrier n’était
plus qu’à quelques mètres d’eux. Heureusement,
Jérémy aperçut un bidon d’huile et en
versa tout son contenu sur les escaliers. L’ouvrier glissa
dangereusement et s’ évanouit en se tapant la tête
sur les escaliers. Les garçons s’assurèrent
qu’il était évanoui puis ils ramassèrent
les clés et le journal que l’ouvrier avait laissé
tomber dans sa chute.
Arrivés dehors, ils virent deux zombies s’approcher
lentement d’eux. Les aventuriers coururent se cacher derrière
un buisson et lurent le journal :
<<HIER,UN ZOMBIE A ATTAQUÉ UNE MAISON .>>
Après avoir lu le journal, ils cherchèrent une cabine
téléphonique, mais ce fut sans succès. Fabien
réfléchit quelques instants et déclara :
- Jérémy, puisque tu habites près d’ici,
on pourrait aller chez toi et téléphoner.
Les deux garçons se précipitèrent donc chez
Jérèm.
Ce dernier ouvrit la porte, empoigna son téléphone
et appela la police.
Quand le policier répondit, Jérémy lui expliqua
tout et lui donna son adresse. Le policier rétorqua que son
équipe arriverait tout de suite. Jérémy et
Fabien entendirent frapper à la porte cinq minutes plus tard.
Une dizaine de policiers se tenaient devant l’entrée.
Les deux aventuriers les conduisirent devant la trappe. Fabien susurra
:
-Ca tombe bien, aujourd’hui ils avaient une conférence.
Pendant que les policiers s’occupaient des méchants,
Jérèm et Fong bloquèrent toutes les issues.
Les policiers ressortirent de l’usine avec les bandits.
Nos deux héros furent félicités par les policiers
parce qu’ils étaient les seuls à savoir où
se trouvaient les fabricants de faux zombies qui terrorisaient la
ville.
C’est avec fierté que les deux garçons rentrèrent
chez eux. Ils avaient œuvré pour une bonne cause et
se réjouissaient de se lancer dans d’autres aventures...
Kevin et Kevin