par Kevin Fernandes et Kévin Fardel


 

- Eh Jérémy, viens voir ce que j’ai trouvé !
-D’accord, cria-t-il.
-Regarde, c’est un papier roulé, murmura Fabien.
-Ouvre-le ! s’exclama Jérémy tout excité.
-Mais non, ça pourrait être dangereux en pleine nuit, chuchota Fabien avec sa coupe Punk et ses jeans troués.
-Ouvre-le, tu verras que ce n’est pas dangereux, insista Jérémy en arrangeant son brassard Quiksilver et en enlevant le foulard qu’il portait sur sa tête.
Il ouvrit le papier roulé et le lut à haute voix :
<<Ils seront, bientôt, en liberté.>>
-Alors, t’ as vu, il ne s’est rien passé, remarqua Jérèm d’un ton victorieux.
Ils continuèrent à marcher sur le trottoir.
-Jérèm, tu ne trouves pas que c’est bizarre ce message, balbutia Fong d’une voix apeurée.
- Oui , je trouve aussi que c’est bizarre, rétorqua Jérémy avec plus de courage.


Il était près de 22 heures 30, en ville, le temps était maussade.
Les deux aventuriers entendirent un bruit venant de derrière une maison. Ils traversèrent la route. Ils virent un homme à l’aspect cadavérique qui courait dans la direction opposée et aperçurent un petit objet tombé de sa poche.
Ils le suivirent, ramassèrent le papier et le lurent. Ils remarquèrent que le texte était le même que sur le premier papier.
Les deux aventuriers virent disparaître l’homme derrière un buisson. Ils se rapprochèrent du buisson et tentèrent de le traverser. Ils en ressortirent plein de grosses échardes sur les bras et la figure et s’en débarrassèrent grâce au couteau suisse que Jérémy portait toujours sur lui. Arrivés de l’autre côté du buisson, ils aperçurent une trappe avec une poignée toute rouillée. Fabien eut de la peine à la soulever, mais il réussit quand même à l’ouvrir.
La trappe grinça.


Fabien pénétra facilement, mais Jérèm eut du mal à y rentrer à cause de sa grande taille.
Fabien s’y aventura malgré l’étroitement des deux murs qui entouraient les marches. Fabien descendit en tâtonnant les parois.
-Jérémy le suivit. J’ai la chair de poule ! s’exclama-t-il.
Arrivés en–bas des escaliers, les deux héros cherchèrent un interrupteur, mais ne trouvèrent qu’une bougie. Fabien l’alluma grâce à son briquet. Tout s’éclaira. Ils ne virent dans la pièce qu’une table bancale, ainsi que des chaises. Les aventuriers s’ approchèrent et trouvèrent sur la table la même lettre que les deux autres :

<<Ils seront, bientôt, en liberté.>>

Une odeur nauséabonde et angoissante régnait dans la pièce. Les murs étaient remplis de lézardes. Ils entendirent une clef à molette tomber au sol et raisonner.
Maladroitement, Jérémy glissa.
En se relevant, il sentit sa main, et remarqua qu’il l’avait trempée dans de l’essence.
-Ca sent vraiment mauvais ! affirma Fabien.
-Merci, je l’avais remarqué, répondit Jérémy.

Ils virent une porte et s’en approchèrent prudemment. Courageusement, Fabien ouvrit la porte. Dans la pièce régnait une obscurité totale. Fong sortit son briquet et l’alluma ; puis il chercha une autre bougie. Jérémy en trouva une collée au sol par la cire. Fabien vint l’allumer et essaya de la décoller, mais n’y parvint pas. Grâce à la lumière de la bougie, les deux aventuriers avancèrent sur le plancher qui gémissait sous leur lourd poids.

Soudain, un bruit effrayant fit dresser les poils de leurs avant-bras. Ce bruit venait d’un marteau que Jérémy avait fait tomber.
Ils aperçurent un sommier moisi. Fabien tressaillit en voyant quatre rats de couleur laiteuse s’en échapper. Ils continuèrent dans la pièce suivante. Cette pièce était lugubre et pleine de machines d’usine servant à construire quelque chose. Mais quoi ?
Ils aperçurent également un sarcophage en construction. Ils se doutèrent de quelque chose.
-Si ça avait un rapport avec tous ces messages bizarres, se demanda Jérémy.
Plein de momies étaient dessinées sur le sarcophage et sur les machines.
-Pourquoi ces dessins représentent tous des momies ?
Ils pensèrent que s’ils avançaient plus dans l’usine, ils trouveraient des indices. Ils fouillèrent la pièce…


Soudain, Fabien trouva une feuille de papier. Il la déplia et la lut à voix haute :
« Cher patron,
Demain, les zombies seront lâchés dans la ville. Les habitants seront terrorisés. Le dernier sarcophage est en construction et sera terminé demain soir. Notre stratagème est inspiré du site : WWW.zombies.ch. Vous connaissez le mot de passe. »

- Ils construisent de faux zombies dans cette usine, rétorqua Fong.
-Trouvons un ordinateur pour y faire des recherches.
-Attends, je crois que nous devrions descendre plus bas.

Un long escalier en colimaçon menait à la cave. Ils le descendirent prudemment en tâtonnant contre les murs. Ils arrivèrent en bas et aperçurent une porte. Ils y collèrent l’oreille pour savoir s’il y avait quelqu’un de l’autre côté. Ils entendirent une personne jurer :
- Mince, je ne me souviens plus du mot de passe.

Après quelques secondes, les deux héros entendirent le claquement d’une porte. Ils décidèrent alors de franchir la porte, car ils pensaient que l’homme avait quitté la pièce. La salle était hostile et ne possédait qu’une armoire, un autre ordinateur ainsi qu’un bureau. L’ordinateur était déjà connecté sur le site des zombies. Les enfants ne connaissaient pas le mot de passe, mais Fabien eut la sublime idée de regarder dans un des tiroirs. Le tiroir ne contenait qu’un seul billet sur lequel était écrit : <<MKL7>>.
Ils essayèrent le mot de passe et heureusement, c’était le bon.
-Ouf !Je suis soulagé de l’avoir trouvé, susurra Fong.

Ils visitèrent le site et soudain, ils trouvèrent le stratagème dont parlait le message.

Au moment où ils avaient terminé d ’observer le plan, ils entendirent grincer la porte de l’armoire. Un ouvrier de l’usine y était caché. Avec une peur bleue, ils remontèrent les escaliers quatre à quatre. Soudain Fabien trébucha, car il tremblait de tout ses membres. Jérémy l’aida rapidement à se relever. Ils dégoulinaient de sueur à cause de la chaleur qui régnait dans l’usine.
Arrivés à l’entrée, leur cœur battait à tout rompre. Les deux garçons tentèrent d’ouvrir la porte qui menait à la sortie, mais elle était verrouillée. Ils se retournèrent et virent que l’ouvrier n’était plus qu’à quelques mètres d’eux. Heureusement, Jérémy aperçut un bidon d’huile et en versa tout son contenu sur les escaliers. L’ouvrier glissa dangereusement et s’ évanouit en se tapant la tête sur les escaliers. Les garçons s’assurèrent qu’il était évanoui puis ils ramassèrent les clés et le journal que l’ouvrier avait laissé tomber dans sa chute.
Arrivés dehors, ils virent deux zombies s’approcher lentement d’eux. Les aventuriers coururent se cacher derrière un buisson et lurent le journal :

<<HIER,UN ZOMBIE A ATTAQUÉ UNE MAISON .>>


Après avoir lu le journal, ils cherchèrent une cabine téléphonique, mais ce fut sans succès. Fabien réfléchit quelques instants et déclara :

- Jérémy, puisque tu habites près d’ici, on pourrait aller chez toi et téléphoner.
Les deux garçons se précipitèrent donc chez Jérèm.
Ce dernier ouvrit la porte, empoigna son téléphone et appela la police.
Quand le policier répondit, Jérémy lui expliqua tout et lui donna son adresse. Le policier rétorqua que son équipe arriverait tout de suite. Jérémy et Fabien entendirent frapper à la porte cinq minutes plus tard. Une dizaine de policiers se tenaient devant l’entrée. Les deux aventuriers les conduisirent devant la trappe. Fabien susurra :
-Ca tombe bien, aujourd’hui ils avaient une conférence.
Pendant que les policiers s’occupaient des méchants, Jérèm et Fong bloquèrent toutes les issues.
Les policiers ressortirent de l’usine avec les bandits.
Nos deux héros furent félicités par les policiers parce qu’ils étaient les seuls à savoir où se trouvaient les fabricants de faux zombies qui terrorisaient la ville.
C’est avec fierté que les deux garçons rentrèrent chez eux. Ils avaient œuvré pour une bonne cause et se réjouissaient de se lancer dans d’autres aventures...

Kevin et Kevin