Le gouffre

 

Les eaux glaciales tournoyaient.

Est-ce mon imagination ?

Devant moi apparut un gouffre.

Et mon corps devint une plume.

Je dégringolai dans le vide.

Soudain, mes pieds touchèrent le sol.

J’avançai à tâtons dans le noir.

Et au bout d’un couloir très sombre.

Je distinguai un(e) lumièr(e) vive.

Quel était cet endroit magique ?

Soudain, je compris.

Que j’étais au paradis.

 

Passages

 

Le feu brûle puis s’éteint, comme l’amour.

L’eau coule puis se glisse dans l’inconnu, comme la vie.

La terre est fertile ou aride, comme l’être humain.

La glace est froide, dure, comme certains cœurs.

Le vent souffle puis détruit, comme la guerre.

Le bois pousse puis disparaît, comme la peur.

Le métal fond puis durcit, comme l’espérance.

Le temps s’écoule au fil des années, comme la rivière.

 

Larissa