Un coup de fil anonyme
Cette histoire s’est passée un samedi, quand je suis
revenue de l’école portugaise, à 17 heures. Je regardais la télé quand
le téléphone a sonné. J’ai répondu et tout de suite, une personne a
prétendu que j’avais agressé sa fille Flavia. Je lui ai répondu que
je n’avais que onze ans et que je n’avais agressé personne. Alors, elle
m’a dit :
-
Oui, je suis sûre que vous avez agressé
ma fille Flavia. En ce moment, elle est à l’hôpital à cause de vous.
Rendez-vous à la police cantonale sinon, je viens chez vous.
J’ai commencé à paniquer et j’ai raccroché. Ensuite,
j’ai téléphoné à mon père sur le Natel pour lui raconter l’histoire
et lui demander de venir avec moi à la police. On y est allé avec mon
chien Boby. Une fois arrivés, nous avons été interrogés par un policier
qui m’a demandé si j’avais vraiment agressé cette fille. Je lui ai déclaré :
-
Mais non, je ne suis pas capable d’agresser
une personne, je suis trop petite, je n’ai que onze ans.
-
Bon, d’accord, répondit le gendarme, quand
c’est comme ça, il faut raccrocher au nez ! Il ne faut pas avoir
peur ; c’est seulement des gens qui veulent jouer avec vous. De
toute manière, avec votre chien, personne ne pénétrera dans votre appartement.
Je suis rentrée à la maison, soulagée que cette histoire
se soit bien terminée.
Stéphanie
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